Nosy BeMadagascar - Nosy Be

Description

Nossi-Bé, officiellement Nosy Be en malgache, est une île côtière de Madagascar située dans le canal du Mozambique, près des côtes nord-ouest de Madagascar.

 

Ambariobe par les habitants de la région ou l'Ile aux parfums pour les autres.

 

Île volcanique d'une superficie de 321 km2, elle se situe dans la baie d'Ampasindava. Elle s'étend sur environ 26 kilomètres du nord au sud sur 20 kilomètres d'est en ouest.

 

L'île culmine au mont Lokobe à 455 mètres d'altitude ; le mont Passot est à 329 mètres de haut.

 

Sa capitale est Hell-Ville (Andoany), située sur la côte Sud, qui possède le port principal de l'île, les administrations, banques et bureau d'Air Madagascar ou Air Austral.

 

Ambatoloaka est le village balnéaire.

 

Histoire

 

Nosy Be à commencer par s'appelé ASSADA, VARIO BE, NOSSE BE, NOS-BE, pour finir par NOSY BE.

Y9éme siècle: découverte de l'ile par des navigateurs arabes

800 premières occupations humaines

12 et 13éme siècle: formation de la première ville, Marodoka

A partir du 14éme siècle: Royaume Sakalava Boina du prince TINGIMARO

Début du 19éme siècle: guerre opposant SAKALAVA et MERIANA, le roi RADAMA 1

Reste du 19éme siècle: TSIMEKO gouverne.

 

 

SAKALAVA

Ceux qui traversent constamment les cours d’eau

Un peuple de bons vivants, repartie en deux clans qui partageaient la côte nord-ouest de Madagascar : les Bemihisatra et les Bemazava.

Des plusieurs royaumes organisés autour des « Ampanjaka », monarques mythiques et absolus.

Le Royaume Bemihisatra s’étend du Soalala à Nosy Be et celui de Bemazava régente le territoire de Sambirano (Ambanja) et la région Boeny (Majunga).

Les royaumes étaient répartis entre plusieurs principautés, gouvernées par des « Ampanjaka » (princes ou princesses)

Un « Ampanjaka », homme ou femme, est craint respecté et vénéré comme un être déifié. Emanation des forces occultes, un « Ampanjaka » doit environner le respect : il reçoit obéissance absolue à ses suggestions, il à le prestige de plusieurs siècles de gloire, il est né pour les dons et les reconnaissances, on ne peut l’approcher qu’en rampant’ genoux fléchis et têtes baissées.

Depuis le 19éme siècle jusqu’à l’heure actuelle, différents souverains se succèdent à Nosy Be.

 

1836 à 1843 : TSIOMEKO

Reine du Boina à 8 ans, première souveraine de Nosy Be.

Sa célèbre réponse « TSY OMEKO », littéralement «  je ne donne pas », adressé à son oncle - le roi TSIMANDROHO - qui l’inaugurait au trône, l’à valu son nom.

Poursuivies par les royaumes Merina, la reine Tsiomeko et sa suite ont trouvé refuge à Nosy Be et s’y installaient à partir de 1839. Après le refus du Sultan de Zanzibar de l’aider, la reine TSIOMEKO demanda alors la protection de la France.

Le capitaine PASSOT, alors en mission de recherche de port dans la partie Nord de Madagascar, avait répondu à l’appel de détresse de la reine. La reine et ses chefs de clan signèrent ainsi le 14 Juillet 1840 un acte de cession de Nosy Be et Nosy Komba au roi Francois LOUIS-PHILIPPE.

Le gouvernement français prit Nosy Be sous sa protection. Un navire de guerre français y stationna en permanence.

L’actuel sommet portant le nom du PASSOT a servi de point de surveillance pour les militaires français sous le commandement du Capitaine PASSOT.

 

CAPITAINE PASSOT (1806 - 1885)

A la recherche d’un port il mit sous protectorat la baie d’Ampasindava

Il est l’origine de la contractualisation de trois actes de cessions :

  • Nosy Be et Nosy Komba le 14 Juillet 1840, avec la reine Tsiomeko.
  • La baie d’Amapsindava, Nosy Faly et les Mitsio, le 05 Mars 1841, avec le roi Tsimandroho.
  • Mayotte, le 25 Avril 1841, avec le roi Andriantsoly

Il est le Premier Chef de Lieu de Nosy Be (de Juin à Novembre 1842).

En sa mémoire le sommet et une rue à Hell-ville porte son nom.

 

1843 à 1860 : MOANARESA

 

{becssg}NosyBe{/becssg}

Arrière-petit-fils de Ravahiny,  Andriantsoli règne sur le Boeny au premier quart du XIXe siècle. En mai 1824, Radama Ier, dans le dessein d’unifier l’ile, envoie le sergent Hastie pour négocier pacifiquement avec lui.

Sur le refus de ce dernier, le roi merina décide de mener l’expédition du Boeny. Après une bataille très chaude, les Sakalava sont battus. Le chef de Mahajanga, Houssein qui oppose une vive résistance, est décapité, mais Andriantsoli demeure insaisissable. Il serait resté introuvable, ne serait-ce la trahison de l’un des siens, Abdallah Radoro.

Aussitôt capturé, Andriantsoli est amené devant Radama. Celui-ci lui laisse la vie sauve et le

rétablit même dans son pouvoir. Toutefois, il le place en résidence à Marovoay, Ramanetaka devenant gouverneur de Mahajanga. Mais Radama n’est pas plus tôt parvenu dans sa capitale que les Sakalava se révoltent à nouveau (début 1825). Ils écrasent sous le nombre le gouverneur et sa petite garnison qui quittent Mahajanga après avoir mis le feu à Mahabibo.

Andriantsoli lève aussitôt une troupe, mais Radama lui oppose 2 000 hommes envoyés d’Anta­nanarivo. À la vue de ce renfort, Andriantsoli s’enfuit à Anoro­tsangana (juillet 1825) d’où, prévenu d’un siège hova, il prend le large pour se diriger vers les Comores. Il laisse son royaume entre les mains de sa sœur, Oantsitsy.

Trois ans plus tard, Andrian­tsoli revient dans le Boeny, mais c’est pour partir aussitôt vers Mombasa et Zanzibar. Il est de nouveau de retour en 1830, mais craignant d’une part, d’être

chassé par Ranavalona Ire et se sentant, d’autre part, indésirable pour ses propres sujets qui appréhendent une nouvelle guerre, il se décide à quitter définitivement la Grande ile pour s’installer, en 1832, à Mayotte dont il devient plus tard le sultan. Le 25 avril 1847, il cède cette ile à la France.

Entretemps, la princesse Oantsitsy règne sur le Boeny jusqu’à sa mort, le 13 mars 1836. Lui

succède Tsiomeko, seule héritière de la branche régnante et arrière-petite-nièce d’Andriantsoli, proclamée reine le 5 avril 1836 à l’âge de 8 ans.

Peu de temps après, sur son refus de livrer aux Merina certains réfugiés, un corps de 2 000 hommes vient envahir son pays et elle doit quitter son village résidentiel d’Ambataokony. En juin 1837, les Merina reviennent à l’improviste et Tsiomeko est sauvée de justesse en se réfugiant aussi à Anorotsangana. Elle doit pourtant en partir encore et, après d’autres arrêts sur la côte, notamment à Kikamba et Ambararata, la reine errante se réfugie avec un parti important de Sakalava à Nosy Komba.

Devant l’invasion merina, Tsiomeko demande aide et protection au sultan de Zanzibar, Seyid Saïd, mais n’ayant reçu qu’une satisfaction temporaire et verbale, elle se tourne vers les Français de l’ile Bourbon, gouvernée par l’amiral de Hell.

Le 14 juillet 1840, Tsiomeko et ses chefs de clans signent un acte de cession au roi des Français, Louis-Philippe, des iles Nosy Be et Nosy Komba. « Ils abandonnent à la France tous leurs droits de souveraineté sur la côte occidentale de Madagascar, depuis la baie de Paasandava jusqu’au cap Saint-Vincent. » À partir de cette date, la résidence officielle de la reine est transférée à Ampasindava, à Nosy Be, là où devra s’élever Hellville, la capitale de l’ile.

À l’arrivée de Gouhot comme premier commandant particulier de « Nosy Be et dépendances», le 7 février 1841, Tsiomeko transporte à nouveau sa résidence en bordure d’une petite baie, entre la pointe Mahatsinjo et l’anse d’Ampasimena. Gouhot manque d’habileté politique en semblant la traiter légèrement, en subalterne. En revanche, Passot qui le remplace, sait gagner la confiance de la jeune reine. Malheureusement, celle-ci meurt en couche vers la fin de juin 1843.

Parallèlement, Tsimiharo, roi des Antankarana qui s’allie à la reine Tsiomeko pour obtenir du sultan Seyid Saïd une protection efficace contre leur ennemi commun, le Merina, est contraint de se réfugier en 1840 sur Nosy Mitsio. Là, il profite du passage du capitaine Passot pour céder, sur l’exemple de Tsiomeko, ses droits sur l’Antankarana à la France.

Vous êtes propriétaire de cette page ?
Contactez nous pour la faire apparaitre dans votre profil et la modifier